Action Syndical des Etudiants de Grenoble

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Communiqué du 31/05/11

 

Mobilisation sociale et politique en Espagne, soutien et sa solidarité aux acteurs et actrices de la

lutte sociale !

 

En Espagne, les manifestations appelées le 15 mai, une semaine avant les élections municipales et provinciales, ont réunis dans une cinquantaine de villes plus de 130 000 milles personnes. L’appel de ces manifestations intitulé Toma la calle ya ! No somos mercancía en manos de políticos y banqueros (Prend la rue ! Nous ne sommes pas des marchandises aux mains des politiques et des banquiers), s’est accompagné de l’installation de campements provisoires. Dès le 17 mai à l’aube, le campement et les personnes qui se trouvaient Puerta Del Sol à Madrid ont été chassés par la police, qui a interpellé 24 personnes. Pourtant dès le soir même, des milliers d’espagnol-e-s ont de nouveau occupé la place. Dans le même temps, les occupations de rues et de places ont pris de l’ampleur dans plus de 25 villes dès le mardi. Le jeudi, plus de 70 villes ont connu des mouvements d’occupations de places publiques et l’installation de campements permanents.

Le jeudi 18 mai, la commission électorale centrale, dont la mission est de légiférer sur l’autorisation ou non de rassemblements en période électorale, a déclaré illégaux tous les rassemblements le samedi 20 et dimanche 21 mai. Malgré cette illégalité, les milliers d’occupant-e-s on tous et toutes crié leur détermination à rester, en scandant le slogan « nous ne bougerons pas », repris par des centaines de personnes venues grossir les rangs des protestataires. A Valence par exemple, les 2000 occupant-e-s du début sont à présent 8000. Par ailleurs, les classes populaires engagées dans ce mouvement de protestation, ont fait savoir que l’occupation se poursuivrait après les élections du 22 mai, sans tenir compte du caractère légal ou non des rassemblements. Les gens occupent la rue de jour comme de nuit, montent des campements, des repas sociaux, mais surtout, se réunissent en assemblées populaires. L’occupation s’organise et se construit sur la base de l’auto-organisation. Au sein de ces grandes assemblées, les contestataires parlent et agissent pour savoir quelle suite donner à ce mouvement.

Ces actions collectives massives s’inscrivent dans une lutte anticapitaliste, et sont marquées par le rejet de la politique institutionnelle et des partis politiques traditionnels comme le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) ou le Parti Populaire (PP).  De plus, ce mouvement se distingue par la volonté de ne pas se faire récupérer par des organisations politiques ou syndicales. Les voix s’élèvent pour réclamer la justice sociale. En Espagne, le chômage est encore plus lourd qu’en Italie. Il touche actuellement près de cinq millions de personnes. Chez les moins de 25 ans, il atteint les 40 % ! Le plan d’austérité drastique mis en place pour sauvegarder les intérêts de la bourgeoisie espagnole, mais aussi les coupes budgétaires, les reculs des droits des travailleurs/euses, la privatisation des universités sont les raisons de la colère des occupant-e-s.

Devant cette vague de protestation massive, le gouvernement espagnol a été contraint de renoncer à la décision de la commission électorale. Les dirigeant-e-s politiques se sont vite rendu compte que la décision d’interdire les manifestations a impulsé de nouvelles mobilisations. Il s’agit bel et bien d’un basculement quant au rapport de force.

De plus, le mouvement s’est répandu hors des frontières. Londres, Bruxelles, Rome, Padoue, Prague, Paris, etc. ont connus des rassemblements de soutien au mouvement espagnol devant les ambassades ou les consulats. D’autres rassemblements ont eu lieu dans des villes comme Montpellier ou Toulouse, et plusieurs sont annoncés à Athènes, Milan, Turin, New-York ou encore Mexico. Des solidarités internationales sont en train de se construire.

La Fédération Syndicale Étudiante tient à exprimer son soutien et sa solidarité envers les occupant-e-s espagnol-e-s. Elle appelle les étudiant-e-s à venir rejoindre les occupations et à participer aux rassemblements de solidarité dans les villes de France.

 

Solidarité avec le peuple espagnol !

Ni aumône, ni charité, justice sociale !

Seule la lutte paie !

 
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Communiqué du 02/05/11

 

Contre la dévalorisation de la Licence, SUD Étudiant et la FSE appellent dès aujourd’hui à la mobilisation

 

La réouverture de l’arrêté Licence qui doit survenir avant cet été, en vue d'une application dès la rentrée 2011, provoque dès aujourd’hui l'inquiétude chez les étudiant-e-s et les personnels des universités. Il s'agira pour Valérie Pécresse, de rendre obligatoires les mesures jusque-là facultatives prévues dans le Plan licence de 2007.

 

A travers une première année généraliste et pluridisciplinaire, la nouvelle Licence sera réduite à une secondarisation du lycée. La pluridisciplinarité, n’est efficiente qu’au sein des filières d’élite où seul-e-s ces étudiant-e-s reçoivent une formation fondamentale de qualité dans chaque matière. Elle ne saurait être la solution à l’abandon des étudiant-e-s en Licence car elle ne se réduirait qu’à un saupoudrage incohérent des matières, aggravant la différenciation des parcours.

Un semestre en deuxième année serait consacré à un stage obligatoire en entreprise. Cette mesure est censée contrer le chômage accru des jeunes et les préparer à l’entrée sur le marché du travail. Cependant, aucun stage, par définition peu ou pas rémunéré, déconnecté du cursus universitaire et seulement applicable au bassin d’emploi local déjà fluctuant, ne permettra d’assurer une re-qualification décente du diplôme de la Licence. Car ce n’est pas à l’Université de fournir aux entreprises des travailleur/ses formé-e-s selon leurs besoins spécifiques et corvéables à merci, mais bien aux entreprises elles mêmes de financer la formation de leurs employé-e-s.

 

La ministre préconise par ailleurs une augmentation du volume horaire généralisée, ainsi que le contrôle continu intégral, sans tenir compte du fait que la moitié des étudiant-e-s, en partie issu-e-s des classes populaires, est toujours contrainte de se salarier pour financer ses études et que les enseignant-e-s comme les personnels BIATOSS sont toujours confrontés à une pénurie de postes, ce qui entraînera une nouvelle augmentation de la charge de travail, voire le recrutement instable de nouveaux précaires.

D’autre part, l'expérience de la mise en place de telles mutations réglementaires dans l’urgence est néfaste. Alors que ces nouvelles maquettes sont d’ores et déjà discutées au sein des UFR, cela va encore aggraver les conditions de travail des personnels des universités, et désorienter les étudiant-e-s.

La Licence se métamorphosera en une coquille vide. D’après un référentiel de compétences centré sur les besoins du bassin d’emploi local, sur les compétences et non les connaissances, la réouverture de l’arrêté Licence n’augure en rien un recadrage national, mais une dévaluation inédite du contenu disciplinaire du diplôme, et représente, en ce sens, une régression majeure.

 

A l’initiative de la FSE et SUD Etudiant, les organisations syndicales étudiantes et politiques se réunissent d’ores et déjà pour opposer aux projets du Ministère une nouvelle direction pour la Licence et revendiquent des diplômes de qualité, reconnus nationalement dans leurs intitulés et leurs contenus, et dans les conventions collectives ; le réengagement social et financier de l'État ; l'accès de toutes et tous à l’Université, et l’égalité des étudiant-e-s face aux modalités de contrôle des connaissances grâce à un cadrage national.

 

La fédération SUD Étudiant et la FSE appellent dès aujourd’hui les étudiant-e-s et les lycéen-e-s et les personnels à s’organiser à travers la création de cadres unitaires locaux et nationaux, en vue d’une contestation d’ampleur à la rentrée 2011, si la Ministre persiste dans cette voie, apportant des modifications constituant une attaque contre la Licence.

 


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Bonne visite !

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