Action Syndical des Etudiants de Grenoble

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Communiqué du 29/10/11

 

 

Colombie Non à la ley 30


Non à la « Ley 30 » en Colombie!

 

Dans la lignée du processus de Bologne lancée en 1999, la réforme de la « Ley 30 » (loi n°30) vise à renforcer le désengagement financier de l’Etat dans l’Enseignement supérieur. Les ressources publiques ne représentent déjà que la moitié du financement de l’université et les étudiante-s de Colombie ont déjà actuellement beaucoup de difficultés à y accéder. Seulement une minorité peut en effet envisager un parcours universitaire dont une bonne partie a recours à des prêts bancaires ! Alors que les manifestations massives se multiplient comme durant la journée du 12 octobre qui a réuni dans 23 villes du pays plus de 200 000 manifestant-e-s, étudiant-e-s et travailleur-euse-s, que des dizaines de milliers d’étudiant-e-s s’organisent depuis plusieurs semaines pour le retrait de la Loi 30 sous un mot d’ordre clair : « pour une Éducation gratuite, publique et de qualité », la répression s’abat férocement causant la mort d’un étudiant en médecine à Cali et de nombreux-euses blessé-e-s et arrestations. Depuis cet événement démenti par les médias et la presse française, des manifestations de solidarité ont lieu un peu partout en Colombie. La FSE dénonce l’infiltration d’agents de police dans les actions dont le but est de légitimer la répression et la criminalisation du mouvement par le gouvernement qui accuse les manifestant-e-s d’être en lien avec les guérillas insurgées contre le pouvoir.


Réunis les 20 et 21 août lors de la « Mesa Amplia Nacional Estudiantil » (coordination étudiante au niveau national), les étudiant-e-s colombien-ne-s entendent bien poursuivre cette mobilisation ! Sergio Fernandez, porte-parole de l’Organisation Colombienne des Etudiant-e-s dénonce le fait que cette réforme « avance clairement vers la privatisation de l’enseignement supérieur ». Partout dans le monde, les gouvernements utilisent les mêmes arguments : l’université serait responsable du chômage et les mauvais choix d’orientation, de l’échec scolaire ! Du coup, pour permettre aux étudiant-e-s de trouver un travail, patronat et gouvernements main dans la main entendent « professionnaliser toutes les filières » soit laisser l’Université prendre en charge de plus en plus l’intégralité de la formation professionnelle qui incombait auparavant aux entreprises. Tout d’abord, ce n’est en aucun cas l’université qui est responsable du chômage mais bien le système économique dans lequel nous vivons qui favorise les emplois précaires, la casse de nos acquis sociaux et qui détruit la valeur des diplômes. Ensuite, si l’échec à l’université est aussi important, c’est bien parce que la précarité étudiante bat son plein.


La FSE refuse les différentes orientations contenues dans les traités européens et internationaux qui portent atteinte au service public de l'éducation, qui remettent en cause la gratuité des études, qui renforcent la sélection sociale et les discriminations et qui instituent la rentabilité et la marchandisation au détriment de la qualité des enseignements et de la reconnaissance des diplômes !


Solidarité avec le mouvement étudiant colombien qui est le nôtre !

Contre le processus de Bologne qui organise la soumission de l'enseignement supérieur aux intérêts du capital !

Pour une université ouverte aux étudiant-e-s issu-e-s des milieux populaires !

 
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Communiqué du 08/10/11

 

Solidarité avec le peuple mahorai en lutte !

Contre l'austérité, solidarité internationale, vers la grève générale !

 

Depuis le Jeudi 27 Septembre, à Mamoudzou, chef-lieu de Mayotte, département et région d'outre mer française, et dans plusieurs villes de la région, de grandes manifestations « contre la vie chère » sont organisées pour revendiquer l'arrêt de la spéculation à l'import et le partage des richesses. Les syndicats et les associations de consommateurs contre la vie chère ont déclenchés une grève générale, extrêmement suivie depuis presque deux semaines.

Les Travailleur-euse-s et l'ensemble des mahorai-se-s sont dans une situation sociale grave. Alors que plus de 22% de la population de l'île est au chômage, et que le SMIC y est inférieur de 63% a celui de la métropole, le coût de la vie explose a cause des prix pratiquées par les entreprises d'import. Ces dernières réalisent d'énormes bénéfices aux détriments des habitants de l'île, les soumettant a de véritables privations. Le slogan « mabawas nachouké » – les ailes de poulet moins chères !- est le plus entendu durant les manifestations et les actions quotidiennes partout sur l'île.

Face a la mobilisation massive des classes populaires mahoraises, le pouvoir colonial est sans pitié, et comme en Guadeloupe ou encore en Martinique, réagit avec violence : dès le premier jour de la grève générale, ce sont les policiers et les gendarmes qui sont intervenus à grand renfort de gaz lacrymogènes et de matraquages pour faire tourner les manifestations à l'affrontement. Dès le lendemain, des blindés ont même été déployés contre la populations, et les victimes de cet acharnement répressif se comptent en dizaines de blessés chez les manifestants. Des gendarmes extérieurs à l'île sont acheminés pour mater par la force ce qui est perçu par le préfet et par le patronat colonial de l'île comme « une révolte d'esclaves » .

Le black out médiatique dans les autres territoires d'outre mer et en métropole vis-a-vis des évènements confère une impunité totale au pouvoir colonial. il appartient aujourd'hui à l'ensemble des organisations syndicales, politiques et associatives progressistes non seulement de la briser et de soutenir la lutte des classes populaires de Mayotte, mais également de la mettre en perspective avec les luttes internationales : La colère qui s'exprime dans la bouche des mahorai-se-s est la même que celle d'autres peuples qui dénoncent la précarité et la cure d'austérité imposée par les gouvernements et le patronat dans d'autres pays du monde, c'est celle qui exige aussi la répartition des richesses et la justice sociale. Nous l'entendons gronder en Grèce, en Italie, en Espagne, au Portugal,ou encore au Chili. Elle s'internationalise.

Le 11 Octobre en France une grève contre l'austérité est appelée par de nombreuses organisations. Pour la Fédération Syndicale Étudiante, elle doit être le premier jalon d'un fort mouvement populaire, solidaire des luttes dans le reste de l'Europe et du monde. Nous appelons à une convergence des luttes intersectorielle et la mise en place d'une grève générale massive et reconductible seule a même de pouvoir mettre en place un réel rapport de force.

 

A Mayotte comme ailleurs, solidarité de classe contre la répression !

Contre la précarité et l'austérité, pour le partage des richesse et la justice sociale !

Travailleur-euse-s de tout les pays, unissons nous pour abattre le capitalisme !

 


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Toujours d'actualité: À venir: mobilisation contre le projet de Loi Fioraso, réforme de l'Enseignement Supérieur. Non à une nouvelle LRU, non à destruction progressive de nos universités !

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Bonne visite !

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