Action Syndical des Etudiants de Grenoble

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Se syndiquer à l'ASEG-FSE
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S'informer, s'organiser, combattre !

 

 
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Se syndiquer, encore une idée à la con !


Les syndicalistes nous font chier, cet espèce de groupe de chevelus-barbus vaguement humanoïde qui fantasme sur une révolution qui n’arrivera jamais, qui refuse la moindre réforme, ces pseudo étudiants frustrés de ne pas avoir eu leur Mai 68, qui crachent sur le système en bouffant McDo et en mettant du coca light dans leur vodka russe.

C’est clair qu’ils nous gonflent à 8h du mat’, quand ils nous sautent dessus pour nous dire que le Grand Capital a pris le contrôle de nos vies ! Non mais, on n’a pas forcément que ça à faire ! C’est déjà assez difficile de s’en sortir à la fac, entre les cours, pas de boulot à la sortie… tu veux pas en plus que je réagisse face à des évolutions contres lesquelles il faudrait qu'on resiste tous ensemble pour que ça aie une chance de payer ! Et puis finalement, notre système éducatif en France reste parmi les meilleurs du monde et tout ne va pas si mal, enfin si t'a les moyens, comme partout... Cocorico...

Bon, c’est vrai que l’université n’est pas restée quasi-publique et quasi-laïque toute seule, ya bien des gens qui se sont battu pour qu’elle le reste un minimum pour qu'aujourd'hui on essaye de lui mettre le coup de grâce de la privatisation totale . Si on peut poser son arrière-train dans un amphi chauffé sans trop payer , c’est aussi parce que les précurseurs des actuels chevelus-barbus ont lutté pour défendre l'accès au savoir pour toutes et tous.

L’université n’est pas un bloc monolithique, immuable et statique, elle évolue et se transforme au rythme du marché... cette « évolution » se fait dans le dos des étudiants par l'intermediaire notamment des Conseils universitaires (qui ne servent qu’à légitimer les réformes en maintenant une façade démocratique). Les ministres et les patrons dictent, Spalan et sa clique appliquent !

Le comportement de l’étudiant a changé lui aussi, aujourd’hui on consomme ses études, on vient, on consomme un cour, on s’en va. Le campus, à Grenoble comme partout en europe, n’est pas un lieu d'éducation vivant, c’est un harddiscount de la connaissance, et les prix augmentent comme partout...

Face à un gouvernement qui prétend « connaître les aspirations de la jeunesse », qui « comprend nos peurs », qui sait « ce qui est bon pour nous » et qui répond à nos révoltes en nous disant que l’«on a pas bien compris le sens de la réforme mais qu’il va nous l’expliquer », bref face à un gouvernement qui nous prend pour des cons, il est plus que jamais nécessaire de nous emparer des débats qui conditionnent notre avenir, et d'agir.

Peut être que finalement, les chevelus-barbus sont simplement des étudiants qui galèrent eux aussi et essaient d’avoir voix au chapitre pour décider de la vie de leur campus, des étudiants qui tentent de préserver des acquis sociaux qui ne sont pas immuables face à la logique du capital, des étudiants qui savent que seule la lutte paye.

Aujourd'hui, avec les personnels administratifs et techniques de l'université et les enseignants-chercheurs, il est peut être temps de retirer le pouvoir décisionnel des casseurs d'avenirs pour construire nous même l'education que nous voulons !

 

Finie l’apathie, debout camarade !

 


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