Action Syndical des Etudiants de Grenoble

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UFR SH (ARSH)

I) Un point sur l'UFR SH

 

L'Unité de Formation et de Recherche (UFR) en sciences-humaines se trouvent au sein d'un bâtiment datant 1994, facilement repérable par son aspect massif mêlant béton et acier brut. Se trouvant à proximité du bâtiment des sciences de l'homme et des mathématiques (BSHM), il porte le doux nom de arts et sciences-humaines (ARSH).

L'UFR SH propose des formations en Géographie Sociale, Histoire, Philosophie, Musicologie et Histoire de l'Art. Il dispose de trois pôles de recherche que sont le CRHIPA (Centre de Recherche en Histoire et histoire de l'art. Italie, Pays Alpins), le LARHRA (LAboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes) et le PLC (Groupe de Recherche "Philosophie, Langages et Cognition).

 

Pour plus d'informations vous pouvez consulter le site de l'UFR-SH mais aussi le site de l'UPMF . Il est particulièrement important de consulter régulièrement ces sites ainsi que sa boite mail universitaire pour se tenir au courant de ce qui se passe au sein de l'université.

 

 

II) L'ARSH et l'ASEG-FSE

 

 

L'ASEG-FSE est implanté sur l'ARSH depuis sa création en 2009 et des militants de l'UFR (Unité de Formation et de Recherche) font partie de certains des membres fondateurs de la section syndicale. Ainsi, l'ARSH est devenu au cours de l'année 2009-2010 un lieu où la section à été la plus présente sur le campus, tenant régulièrement des tables d'informations.

 

Du fait d'une notoriété relative au sein de l'UFR, l'ASEG à donc obtenu au sein du conseil d'UFR de l'ARSH, 6 sièges sur 10 face à une liste proposée par l'UNEF. Lors de ces élections, la section syndicale et les militants de l'ARSH ont tenté de défendre une position relativement difficile à appréhender . En effet, les militants ont tentés de démontrer qu'il est quasiment impossible d'influer sur un éventuel changement de l'université par le siège en conseil d'UFR tout en demandant aux étudiants de les élire dans le but d'obtenir des informations rapidement sur les changements à venir au sein de la fac leurs permettant ainsi d'en informer les étudiants et de préparer les luttes de demain. Ils ont également essayer de faire la preuve que les élus ne disposaient d'aucune légitimité et que la seule force démocratique au sein de l'université était celle de l'assemblée générale. L'élection à alors confirmée leurs dires par la participation de seulement 6% des étudiants de l'UFR au vote.

Finalement, la démonstration selon laquelle les étudiants n'ont aucune influence sur l'orientation de leur université s'est très rapidement avérée justifiée aux yeux des militants siégeant au sein du conseil d'UFR, constatant que l'usage d'un vocabulaire bureaucratique, l'absence de vote décisif ou encore la rigidité de l'ordre du jour des conseils, les priveraient bien de toute influence. L'administration de l'université préfère en effet, laisser au conseil d'administration (C.A) où siège un certains nombre de grands patrons locaux, la liberté de prendre toutes les décisions qui lui conviennent allant toutes dans le sens d'une capitalisation de l'enseignement supérieure par l'intrusion progressive de capitaux et d'intérêts privés au sein de l'université.

 

A la suite du congrès local de Juin 2010, l'ASEG-FSE s'est alors dotée de comités d'action syndicale. Ainsi, au vu et au fait des éléments cités plus haut, la constitution d'un CAS à l'UFR SH allait quasiment de soit. Rapidement formalisé, celui-ci tient une place importante au sein de la section et tente d'être aussi présent qu'il le peu au sein de l'UFR tout en maintenant une participation active au campagnes générale développées par le syndicat. Il tente ainsi de décliner au sein de l'ARSH, les décisions prises en réunion de section tout en informant et en répondant aux questions des étudiants de l'UFR. Les militants du CAS participent aussi assidument que possible au conseils d'UFR dans le but convenu de consigner des informations pour en rendre compte ensuite aux étudiants. Enfin, des tables d'informations, des distributions de tracts et des collages d'affiches aux sein de l'ARSH sont mis en place aussi souvent que possible pour tenir les étudiants informés.

 

 

III) Quelles perspectives pour l'ARSH ?

 

 

L'UFR SH est plus que jamais touché par le mouvement de privatisation de l'université lancée depuis plusieurs décennies. Son conseil d'UFR, privé de prise de décisions importantes par la la Loi Relative aux Universités (L.R.U) voit ses budgets fondre un peu plus chaque semestre et l'équipe pédagogique peine à s'accommoder des nouvelles maquettes imposée par la masterisation de l'enseignement qui à conduit à la suppression de l'IUFM .

 

De plus, l'ARSH sera bientôt la victime d'une convention signé entre l'université Pierre-Mendès France (UPMF) et Grenoble École de Management (GEM). En effet, cette école au coûts exorbitants (plus de 5000€ l'année) est destinée à former les élites économiques et donc politiques de demain. Par la signature de cette convention, l'UPMF autorise aux étudiants de GEM la possibilité, librement et gratuitement, de venir encore un peu plus surpeuplé les classes de l'ARSH. En contre partie, GEM propose aux cinq "meilleurs" étudiants de master de Philosophie et d'Histoire de venir suivre quelque cours de niveau de troisième année en s'acquittant bien entendu des frais d'inscription pharaonique. Lorsque cette question à été évoquée au sein du conseil d'UFR, l'équipe dirigeant de l'ARSH à malgré tout concédée au constat d'une "légère dissymétrie" cachant ainsi la criant inégalité qui va toucher l'UFR.

Enfin l'ARSH est bien entendue touché comme un lieu où l'on pourrait former à la critique et ce pour deux raisons.

Tout d'abord il est bien évidant que la classe bourgeoise dirigeante n'a que faire d'étudiants en sciences-humaines le plus souvent bien inutiles à ses profits économiques et se doit alors de trouver des solutions. Celle qui est mise en place aujourd'hui prend l'aspect de ce que le gouvernement appelle "l'insertion professionnelle" notamment développé au sein du Plan Réussite Licence (PRL), une des grandes victoires de l'UNEF lors du mouvement LRU. Ce plan consiste à la mise en place d'heures dédié à la formation professionnelle de l'étudiant dans le but d'assurer plus facilement son insertion dans la vie professionnelle. En réalité, la mise en place des ces heures où l'étudiant apprend à rédiger un CV plutôt que de se pencher sur la discipline pour laquelle il est à l'université, se fait au détriment des heures de tronc commun. Enfin, le budget pour ce plan dépasse bientôt le budget global de l'UFR, non pas parce qu'il augmente mais bien parce que sa mise en place se fait au détriment du budget initial.

La seconde solution s'offrant au dirigeants pour se débarrasser de ces éventuelles critiques de la société est tout simplement la suppression de la discipline comme le montre la disparition de l'Histoire dans la filière scientifique au lycée ou la baisse drastique des budgets justifié par des "enquêtes" menée par des sociétés privés qui préconise la suppression pur et simple de la compensation au sein de l'UFR-SH (pour le rendre plus "compétitif").

 

L'avenir de l'UFR-SH comme de l'UFR-SHS est donc très incertains et l'est en tous cas bien plus que des filières telles que le Droit ou l'Économie-Gestion, les fameuses filières rentables. De ce fait, il est donc primordiale que les étudiants s'organisent pou résister à ces attaques. Le rôle de l'ASEG-FSE est ici de donner les outils à chacun pour développer une vision critique de l'université mais aussi de la société en générale. L'enseignement en sciences-humaines se fait chaque jour un peu plus plat, égalisé et tente de gommer le véritable moteur de notre société moderne, celui de la lutte des classes. Il est donc du rôle de l'étudiant de dépasser le carcan idéologique donné par l'université et par le syndicat mais aussi par ses propres moyens d'établir une critique du système et construire ainsi la société de demain.

 

Pour lutter avec nous, venez à notre rencontre ou contacter nous à l'adresse suivante : fsegrenoble[at]gmail.com





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