Action Syndical des Etudiants de Grenoble

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Bonne lecture !



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Communiqué du 14/02/12

 

Contre la répression et la criminalisation du mouvement social, organisons la solidarité de classe et internationalisons nos luttes !

 

Xavier Mathieu, ancien délégué syndical CGT des travailleur-euse-s de Continental, a subit les coups de la criminalisation des mouvements sociaux et a été condamné ce vendredi 3 février a une amende de 1200pour avoir refusé le prélèvement ADN à lissu dune longue procédure judiciaire à son encontre. Xavier Mathieu est lune des principales figures des 1120 salarié-e-s de lentreprise de Clairvoix qui ont âprement lutté contre la fermeture de cette dernière en 2009. Patronat, pouvoirs publics, médias et police ont tout tenté pour réprimer la solidarité des travailleur-euse-s, jusqu'à lancer une procédure contre Xavier Mathieu pour, a travers lui, punir leur résistance.

Condamné avec ses camarades pour dégradation de biens pendant leur mobilisation, il avait alors refusé le prélèvement de son ADN, fait a partir duquel une vaste campagne de pression et dacharnement juridique sest organisé contre lui. Le représentant du ministère public exigera même de la prison avec sursit, lobjectif étant de briser le syndicaliste, et de criminaliser laction syndicale collective. Relaxé en première instance, lEtat le trainera en appel, il sera finalement condamné. Bel exemple de la justice de classe, comme le souligne delle-même cette déclaration de notre camarade au tribunal : «Nous, on a été jugés et condamnés pour avoir saccagé la sous-préfecture, mais l'Etat a oublié de poursuivre les dirigeants de Continental qui ont saccagé des vies."

Le cas de notre camarade Xavier nest malheureusement pas isolé, les luttes syndicales et les résistances populaires étant systématiquement réprimées, physiquement, politiquement, juridiquement, médiatiquement, moralement. Cest sans compter sur la solidarité des travailleur-euse-s et de notre camp social, qui sest toujours manifesté aux côté de notre camarade durant ces 2 années de procédures, et qui se manifestera toujours contre tou-te-s camarades ciblé-e-s par la répression. Ce soutien massif est une arme contre les coups bas asséné au mouvement social.

Aujourdhui, à lheure en France comme partout ailleurs en Europe et dans le monde, les luttes sociales et syndicales se multiplient face aux conséquences du système capitalistes exacerbées par lidéologie austéritaire, la répression des luttes devient une politique pour maintenir les populations à genoux, leur imposer la précarité et la rigueur, et protéger dans le même moment les intérêts spécifiques des classes dominantes et du patronat. Face à la révolté de la population grecque, face à la grève générale belge, face aux manifestant-e-s portugais-e-s, espagnol-e-s, face aux syndicalistes tunisien-ne-s, égyptien-ne-s, syrien-ne-s, faces aux vaste mouvements sociaux qui ont secoué les États-Unis et le Chili, les Etats ont fait de la répression sous ses diverses formes leur politique principale pour imposer laustérité et linjustice sociale.

A nous aujourdhui de consolider et daffermir notre solidarité de classe, à chacun-e et à tous et toutes. Les attaques contre les travailleu-euse-s dun peuple sont les attaques contre tou-te-s les travailleur-euse-s de tous les peuples, notre soutien doit être international ! Contre la précarité et laustérité, à nous de nous organiser pour imposer par nos luttes la répartition des richesses et la justice sociale.

 

Solidarité avec Xavier Mathieu et toutes les victimes de lacharnement de la classe dominante !

Contre la répression et la criminalisation du mouvement social, organisons la solidarité de classe !

Contre la précarité et laustérité quon nous impose, organisons-nous, internationalisons nos luttes et le rapport de force !

 
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Communiqué du 10/02/12

 

Pour défendre le partage du savoir libre, gratuit, critique et populaire, ACTA doit tomber !

 

Le 26 Janvier 2012, l’accord commercial anti-contrefaçon (ACAC) plus connu dans sa forme anglaise, Anti-Counterfeiting Trade Agreement (ACTA), a été signée à Tokyo par une trentaine de pays, notamment 22 de l’Union Européenne, dont la France. Sous apparence d’un traité international pour renforcer la lutte contre les contrefaçons, ACTA vient en fait compléter les lois américaines de restrictions et de censure internet , SOPA et PIPA, promulguée en janvier, et renforcer les pouvoirs de contrôles et de polices contre l’échange de savoirs et d’informations notamment via internet, assimilés à de la piraterie et de la contrefaçon intellectuelle.

En effet, il faut replacer cette politique dans le contexte des travaux de l’Organisation Mondiale du Commerce, du patronat international et des différents Etats aux manœuvres pour structurer l’économie mondiale comme un vaste marché reprenant les doctrines du capitalisme libéral. Le savoir, les idées, les productions immatérielles, ont été regroupés dans leur vocabulaire sous le nom d’économie de la connaissance. Régie par des brevets et des copyrights, la propriété privée a ses déclinaisons dans le domaine de l’immatériel. Or, malgré une fracture numérique toujours existante, internet s’est démocratisé, et les nouvelles technologies d’échange d’informations et de contenu avec lui, multipliant les échanges dit peer to peer, c'est-à-dire d’utilisateur/trice à utilisateur/trice, les bases de partage de données, les logiciels libres, développant un secteur internet libre, gratuit, horizontal. Et aujourd’hui, gouvernements et entreprises veulent imposer l’achat en ligne, le partage vertical des contenus, et poursuivre en justice à coup d’amendes voire de prison les contrevenant-e-s, criminalisé-e-s et catégorisé-e-s comme pirates, receleur-euse-s ou trafiquant-e-s, pour assurer leur contrôle et leurs profits,.

Pour la Fédération Syndicale Etudiante, les raisons de nous opposer à ACTA sont triples :

  • Premièrement, nous défendons que les étudiant-e-s, en tant que travailleur-euse-s intellectuels ou manuels en formation doivent avoir accès à l’université au savoir libre et gratuit, émancipé des contraintes économiques. Nous défendons de ce fait le savoir libre, gratuit et partageable, sur internet au même titre que nous le défendons dans les bibliothèques ou dans la vie associative et sociale de nos campus.

  • Deuxièmement, le savoir et les connaissances sont au cœur des progrès sociaux, humains, scientifiques, et de ce fait éminemment politiques. L’existence d’un partage gratuit et horizontal doit selon nous être défendue contre les appétits des créateurs-trices de léconomie de la connaissance, qui visent de fait à assujettir au capitalisme et à son idéologie le savoir et la connaissance. Nous devons au contraire prôner un savoir critique et populaire !

  • Troisièmement, nous combattons la criminalisation des personnes et des groupes qui promeuvent le partage libre gratuit et horizontal et qui veulent s’organiser et résister contre cet assujettissement. De même, nous dénonçons le deuxième volet de ces accords, qui donnent des outils puissants de censure politique aux mains du pouvoir par leur main mise sur internet, outils qui ont été et seront à coup sur dirigés contre nos luttes et contre les classes populaires. Nous dénonçons par ailleurs les logiques similaires à l’œuvre dans tout autre média.

 

Ainsi, nous exigeons l’abandon d’ACTA et des accords similaires. Nous affirmons notre solidarité avec les personnes et les organisations qui résistent et qui pâtissent déjà des conséquences néfaste de ces attaques contre la liberté ! Nous soutenons les lieux de partages alternatifs du savoir et de la connaissance, et appelons à massifier les mobilisations populaires appelées dans le monde entier pour le Samedi 11 Février 2012 !

 

Contre ACTA et ses assimilés, contre la criminalisation et la censure économique et politique des espaces déchanges libre !

Pour un savoir libre, gratuit, critique et populaire, seules la lutte paye !

Créons les convergences, et mobilisons nous le 11 février et tant qu’il le faudra !

 
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Communiqué du 02/02/2012


Communiqué contre la circulaire Guéant

 

Dernièrement, la circulaire Guéant est venue renforcer l'arsenal juridique d'« immigration choisie » et de racisme d'État.

Depuis la loi CESEDA de 2006 (Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile), un-e étudiant-e étranger-ère diplômé-e d'un niveau Master 2 ou équivalent, peut obtenir une APS (Autorisation Provisoire de Séjour) de 6 mois. Durant cette période, il/elle devra trouver un emploi ou une promesse d'embauche, couplé à un soutien écrit de l'Université (directeur/directrice de composante ou Présidence), favorisant ainsi des rapports clientéliste. Si ces conditions sont remplies, la préfecture accorde -ou non- un visa permettant de travailler légalement le temps du premier contrat. Depuis 2006, les ressortissant-e-s des pays n'ayant pas d'accords particuliers de « gestion concertée des flux migratoires » ont moins de possibilités d'y accéder que les autres.

 

La circulaire Guéant accentue le nombre de critères permettant la délivrance de ces visas.

 

Elle développe certaines conditions à caractère nationalistes comme la « connaissance approfondie du pays, d'une civilisation, d'une langue ou d'une culture étrangère ». Les autres critères d'attribution sont basés sur des critères d'excellence, de compétitivité et de profits. Afin que les universités paraissent « attractives » via une insertion professionnelle de haut niveau et que les entreprises qui embauchent renforcent leur taux de profits, seule une toute petite minorité d'étudiant-e-s étranger-e-s ayant eu un « parcours d'excellence », « bénéficieront » de l'autorisation légale de rester sur le territoire. Les autres sont condamné-e-s à renforcer le travail au noir et à être la cible des rafles de la Gestapo républicaine. Claude Guéant cherche sans doute des solutions pour atteindre son quota de 35 000 expulsions d'êtres humains du territoire métropolitain pour l'année 2012 !!

 

Cette nouvelle circulaire s'inscrit dans le cadre d'une politique xénophobe en constante augmentation ces dernières années, qui touche les immigré-e-s en France, et que les étudiant-e-s étrangers-ères subissent de plein fouet (quand ils/elles peuvent accéder à l'Enseignement Supérieur français) :

  • Difficulté accrue pour obtenir et se faire renouveler un visa étudiant

  • Préférence nationale restreignant l'accès aux chambres Universitaires et aux bourses sur critères sociaux.

  • Expulsions de chambres universitaires si les papiers expirent, etc...

 

Régularisation immédiate de tou-te-s les sans-papiers !!

Abrogation de toutes les lois et circulaires racistes !!

Liberté de circulation et d'installation !!

Liberté d'étudier !!

poing-manif

 


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