Action Syndical des Etudiants de Grenoble

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Bonne lecture !



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Communiqué de la Fédération Syndicale Étudiante et de la Fédération Sud-Étudiant

 

Suite aux événements survenus au sein de l'Université Toulouse II Le Mirail le mercredi 25 avril, la Fédération Syndicale Étudiante et la Fédération Sud-Étudiant souhaitent dénoncer toutes formes d'amalgames entre l'anti-sionisme et l'antisémitisme.

 

Comme le rappelle la définition du Petit Robert, le sionisme est un « mouvement politique et religieux visant à l'établissement puis à la consolidation d'un État juif (la Nouvelle Sion) en Palestine ». De plus, différentes personnalités politiques israéliennes ont clairement assumé ce projet colonial. David Ben Gourion, par exemple, ancien premier ministre israélien, a déclaré en 1937 « nous devons chasser les Arabes et prendre leur place » (Ben Gurion and the Palestine Arabs, Oxford University Press, 1985).

 

En tant que syndicats étudiants antiracistes et anticolonialistes, nous soutenons la lutte du peuple palestinien contre la colonisation et l'apartheid. Nous revendiquons les mêmes droits civiques, démocratiques, politiques, sociaux et culturels pour tous et toutes. Nous dénonçons toutes tentatives d'amalgames et nous nous réservons le droit d'attaquer en diffamation toutes organisations ou individus qui tenteraient d'assimiler nos principes anticolonialistes à toutes formes de racisme.

 

Non au sionisme ! Non à l'antisémitisme !

Soutenons la lutte du peuple palestinien contre le colonialisme !

 
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Communiqué du 04/04/12 - Communiqué de la Fédération SUD-étudiant

Solidarité avec les étudiant-e-s emprisonné-e-s en Turquie

 

Solidarité avec les étudiant-e-s emprisonné-e-s en Turquie, Non à la répression des mouvements étudiants, Liberté pour le peuple kurde !

Près de 600 étudiant-e-s, kurdes pour la plupart, sont actuellement détenu-e-s pour des raisons politiques en Turquie.

Ces arrestations et emprisonnements massifs font flotter un parfum de lendemain de coup d’Etat. C’est dès 2009, quelques semaines après une percée historique du parti pro-kurde aux élections municipales, qu’ont débuté ces opérations visant principalement des Kurdes. Elles participent d’un contexte de répression violente envers le mouvement kurde, le mouvement social et plus largement toute forme d’opposition qui s’exprime contre le gouvernement AKP (Parti de la Justice et du Développement).

Cette vague de répression a connu une forte accélération depuis septembre 2011 : ce sont plus de 10 000 personnes qui ont été placées en garde à vue et qui sont toujours en détention.

Aux côtés des étudiant-e-s ce sont aussi des député-e-s, maires, conseillèr-e-s régionaux et municipaux, écrivain-e-s, journalistes, avocat-e-s, chargé-e-s de cours universitaires, défenseurs des droits humains, ainsi que des syndicalistes, et des milliers de militant-e-s politiques et associatifs, kurdes ou/et de gauche, qui sont sont visé-e-s, arrêté-e-s et emprisonné-e-s par milliers.

La majorité de ces arrestations et détention arbitraires sont faites sous le couvert des lois anti-terroristes (Terörle Mücadele Kanunu – TMK). La Turquie détient le record mondial des emprisonnements sous le prétexte de l’antiterrorisme.

En effet, les lois anti-terroristes dont sont dotées un certain nombre de pays dont la France sont, en Turquie comme ailleurs, utilisées de manière large comme un moyen de répression du mouvement kurde et des mouvements sociaux.

Le gouvernement AKP (parti islamo-conservateur au pouvoir depuis 2002), tout en se gargarisant dans les discours d’être à la tête d’une « démocratie avancée », perpétue et durcit les politiques répressives envers les mouvements sociaux et le mouvement kurde menées par l’État turc des décennies. En élargissant et rendant plus vague encore la définition du terrorisme, le gouvernement utilise cette loi pour procéder à des arrestations et emprisonnements massifs dans l’opposition politique kurde et le mouvement social.

Les accusations d’appartenance à des organisations terroristes ou de propagande terroriste portées contre les étudiant-e-s sont justifiées par la participation de ces dernièr-e-s à des activités telles que : manifester pour un enseignement gratuit ; contre les insititutions nées du coup d’Etat de 1980 et qui dirigent encore aujourd’hui les universités ; contre les politiques néo libérales ; contre la hausse des prix de la cantine universitaire et des frais d’inscriptions ; participer à des conférences de presse et campagne pour le droit à l’enseignement dans la langue maternelle ; commémorer un étudiant tué par la police ; participer aux manifestations légales du 1er mai, du 8 mars, et aux fêtes de Newroz (nouvel an kurde) ; tenir des pancartes politiques ; crier des slogans ; écrire des articles,vendre des billets pour un concert d’un groupe de gauche et même porter le kefieh.

Dans ce fait, les étudiant-e-s peuvent être emprisonné-e-s parce qu’ils sont kurdes et/ou ont des appartenances réelles ou supposées avec le mouvement kurde, parce qu’ils sont membres d’un parti/syndicat, pour avoir protesté contre le prix de la cantine en boycottant, pour avoir participé à des manifestations légales comme les meetings du 1er mai, 8 mars, parce qu’ils luttent pour des droits fondamentaux comme la gratuité de l’enseignement, le droit à l’enseignement dans la langue maternelle, le droit au logement, à la santé, aux transports.

L’AKP ne fait que perpétuer sa politique de terrorisme d’État en proférant des accusations qui seraient presque drôles si elles n’avaient pas pour conséquences d’envoyer des milliers de personnes en prisons : des objets comme des affiches, pancartes, livres, photos, keffieh, parapluies, citrons, oeufs, confisqués lors des raids organisés au domicile des étudiant-e-s à la suite d’écoutes téléphoniques et de poursuites techniques sont présentés comme des preuves " d’appartenance à une organisation terroriste." Les étudiant-e-s qui ne sont pas emprisonné-e-s sont quant à eux-elles confronté-e-s à divers moyens de pression et aux sanctions qui vont de l’exclusion temporaire ou définitive par les conseils de disciplines des facultés au harcèlement policier et aux gardes à vue.

La Fédération SUD-étudiant condamne fermement les arrestations arbitraires des étudiant-e-s, syndicalistes, militant-e-s politiques kurdes, ainsi que les emprisonnements de masse opérés par les autorités turques contre le mouvement syndical, associatif, le mouvement kurde, et plus largement contre toute forme d’opposition.

La Fédération SUD-étudiant exprime son soutien aux étudiant-e-s, emprisonné-e-s et à tout-e-s celles et ceux, en prison et dehors, qui luttent pour la liberté du peuple kurde, la démocratisation de la Turquie et contre les politiques néolibérales.

Abrogation des lois antiterroriste en Turquie et ailleurs ! Abolition des tribunaux spéciaux ! Libération des étudiant-e-s emprisonné-e-s et de tou-te-s les prisonnièr-e-s politiques !

 


 
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Soutien aux lycéen-e-s, étudiant-e-s et travailleur-euse-s espagnol-e-s en lutte !!

Mercredi 15 Février, des lycéen-ne-s ont manifesté-e-s dans les rues de Valence contre les coupes sociales, notamment dans l’éducation. Les forces de l’ordre ont réprimé les manifestant-e-s avec une violence ahurissante. Les réactions ont été collectives et immédiates : des parents et étudiant-e-s ont rapidement rejoint lycéen-ne-s, mais la violence policière a redoublé, et une cinquantaine de mineur-e-s ont été arrêté-e-s, des centaines d’autres blessé-e-s, y compris de simples passent-e-s qui regardaient le défilé.

 

La tension monte en Espagne. Le gouvernement de droite actuel, formé par le Parti populaire, fondant le cœur de sa politique -initiée par le gouvernement socialiste précédent- sur de nouvelles coupes sociales et le renforcement de la précarisation, dans un pays aux conditions de travail déjà fortement dégradées et où le chômage des 18-25 ans atteint 43%, s’en prend maintenant aux lycéen-ne-s par une forte répression ! La stratégie de peur est bien programmée pour contenir toutes oppositions : le chômage est décrit par le pouvoir comme une fatalité structurelle liée à la crise et cette dernière sert d’alibi à toutes les autres réformes antisociales ! Et pourtant, comme ailleurs, les bénéfices du patronat espagnol explose !

Les récalcitrant-e-s sont sommé-e-s de se taire, d’accepter et de se résigner, ou c’est par l’outil répressif que le gouvernement répondra à toute tentative de résistance ! Et pourtant chaque jour, en Espagne, dans toutes les villes, ont lieu des manifestations, rassemblements, occupations de lieux, spontanées ou non, contre les politiques antisociales !

 

A Valence, cela fait des mois que les lycéen-ne-s, entre autres, s’organisent et manifestent contre les coupes sociales, en l’occurrence dans l’éducation. Ces derniers jours, Valence est devenue la cible que le pouvoir politique à choisi pour donner un nouvel exemple de sa stratégie de peur et de répression systématique !

Depuis, des actions ont lieu tous les jours : les manifestations se sont massifiées et toute la population y participe. Face à cette organisation collective, les forces de l’ordre ont été renforcées en effectifs et par des équipements antiémeutes supplémentaires. Le gouvernement, s’il ne le nie pas, le justifie par un besoin « nécessaire » face à un mouvement qu’il tente de marginaliser en assimilant les mobilisé-e-s à des délinquant-e-s. Le pouvoir tente de criminaliser la lutte, mais c’est sans compter sur la détermination et la solidarité qui s’exprime et s’organise !

A ce titre, les étudiant-e-s avaient massivement appelé à une journée de grève ce mercredi 29 Février en Espagne, invitant les travailleurs à les rejoindre dans ce qui serait une première journée de grève générale inter-catégorielle et populaire. Dans toutes les villes, ce sont des dizaines de milliers de personnes qui ont manifesté dans les rues, manifestant leur rage face à un système qui ne les écoute pas et leur répond par la matraque et le mépris de classe. Dans les universités du pays, étudiant-e-s, professeur-e-s et personnels se sont réunis pour appeler à la grève, organisé-e-s en Assemblées générales, bloquant leurs Universités et élaborant des plateformes de revendications communes dans l’objectif de la convergence des luttes généralisée.

 

En Espagne comme ailleurs, contre l’austérité et la répression, pour la solidarité et la justice sociale, soutenons la grève générale !!!

 


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