Action Syndical des Etudiants de Grenoble

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Communiqué du 08/10/11

 

Solidarité avec le peuple mahorai en lutte !

Contre l'austérité, solidarité internationale, vers la grève générale !

 

Depuis le Jeudi 27 Septembre, à Mamoudzou, chef-lieu de Mayotte, département et région d'outre mer française, et dans plusieurs villes de la région, de grandes manifestations « contre la vie chère » sont organisées pour revendiquer l'arrêt de la spéculation à l'import et le partage des richesses. Les syndicats et les associations de consommateurs contre la vie chère ont déclenchés une grève générale, extrêmement suivie depuis presque deux semaines.

Les Travailleur-euse-s et l'ensemble des mahorai-se-s sont dans une situation sociale grave. Alors que plus de 22% de la population de l'île est au chômage, et que le SMIC y est inférieur de 63% a celui de la métropole, le coût de la vie explose a cause des prix pratiquées par les entreprises d'import. Ces dernières réalisent d'énormes bénéfices aux détriments des habitants de l'île, les soumettant a de véritables privations. Le slogan « mabawas nachouké » – les ailes de poulet moins chères !- est le plus entendu durant les manifestations et les actions quotidiennes partout sur l'île.

Face a la mobilisation massive des classes populaires mahoraises, le pouvoir colonial est sans pitié, et comme en Guadeloupe ou encore en Martinique, réagit avec violence : dès le premier jour de la grève générale, ce sont les policiers et les gendarmes qui sont intervenus à grand renfort de gaz lacrymogènes et de matraquages pour faire tourner les manifestations à l'affrontement. Dès le lendemain, des blindés ont même été déployés contre la populations, et les victimes de cet acharnement répressif se comptent en dizaines de blessés chez les manifestants. Des gendarmes extérieurs à l'île sont acheminés pour mater par la force ce qui est perçu par le préfet et par le patronat colonial de l'île comme « une révolte d'esclaves » .

Le black out médiatique dans les autres territoires d'outre mer et en métropole vis-a-vis des évènements confère une impunité totale au pouvoir colonial. il appartient aujourd'hui à l'ensemble des organisations syndicales, politiques et associatives progressistes non seulement de la briser et de soutenir la lutte des classes populaires de Mayotte, mais également de la mettre en perspective avec les luttes internationales : La colère qui s'exprime dans la bouche des mahorai-se-s est la même que celle d'autres peuples qui dénoncent la précarité et la cure d'austérité imposée par les gouvernements et le patronat dans d'autres pays du monde, c'est celle qui exige aussi la répartition des richesses et la justice sociale. Nous l'entendons gronder en Grèce, en Italie, en Espagne, au Portugal,ou encore au Chili. Elle s'internationalise.

Le 11 Octobre en France une grève contre l'austérité est appelée par de nombreuses organisations. Pour la Fédération Syndicale Étudiante, elle doit être le premier jalon d'un fort mouvement populaire, solidaire des luttes dans le reste de l'Europe et du monde. Nous appelons à une convergence des luttes intersectorielle et la mise en place d'une grève générale massive et reconductible seule a même de pouvoir mettre en place un réel rapport de force.

 

A Mayotte comme ailleurs, solidarité de classe contre la répression !

Contre la précarité et l'austérité, pour le partage des richesse et la justice sociale !

Travailleur-euse-s de tout les pays, unissons nous pour abattre le capitalisme !

 

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