Action Syndical des Etudiants de Grenoble

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Communiqué du 07/07/12 - Communiqué commun FSE - SUD-Étudiants

 

Le véritable visage de l'enseignement de l'art, c'est la police ! Soutien aux étudiantEs en lutte de l'école d'art d'Avignon !


« Puisque nous sommes transparents, nous ne laisserons plus entrer qui que ce soit dans cette mascarade d'école. Nous attendrons la police: elle montrera le vrai visage de l'enseignement de l'art. » Extrait d'un communiqué du syndicat SUD Étudiant ESAA, le 14 juin 2012.

 

Depuis bientôt un mois, les étudiantEs de l'école d'art d'Avignon sont en lutte. La sélection arbitraire opérée entre la licence et le second cycle, et qui a vu pas moins de quinze étudiantEs -soit près de la moitié des effectifs- refuséEs à l'entrée en master, alors même qu'ils et elles avaient obtenu leur diplôme, a décidé les étudiantEs à dénoncer les pratiques de la direction de l'école. Cette sélection répétée et inexpliquée, qui atteint ici son paroxysme, ne constitue en effet que le dernier épisode en date d'une politique de gestion toute entière orienté vers l'humiliation des étudiantEs et la casse de toute contestation interne à l'école. Les élèves de l'école, dont certainEs ont constitué une section syndicale SUD, ont mis en évidence les pratiques scandaleuses de la direction de l'école : bien loin de « l'interrogation à l'égard de la beauté du monde » revendiquée par le directeur du lieu, c'est bien le pire des pratiques managériales, du sexisme et du refus de toute contestation qui règne dans l'école.

 

Élection d'un représentant étudiant annulée, clientélisme, management par la terreur, harcèlement moral et physique, sexisme...L'école d'art d'Avignon est un concentré de ce qui peut se faire de pire en matière d'abus de pouvoir et de mépris à l'encontre des étudiantEs. Depuis que ces derniers ont commencé à dénoncer le climat au sein de l'école, les pressions s'accentuent, culminant lors d'un dépôt de plainte au commissariat à l'encontre du directeur, notamment pour les faits de harcèlement dénoncés : refus de prendre les plaintes, accusations répétées de « mythomanie », présence de policiers en civil de la DCRI, intervention du commissaire...

 

Malgré les coups portés par ceux qui tiennent à maintenir coute que coute leur rôle de petits chefs et de serviteurs d'un enseignement policier de l'art des élites, les étudiantEs tiennent bon. Ils ont déjà occupé leur école, et se refusent à abandonner la lutte tant qu'ils n'auront pas obtenu la démission du directeur, et la fin des pratiques dont il est le triste exécutant.

 

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