Action Syndical des Etudiants de Grenoble

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A bas la guerre impérialiste !


Soutien au peuple Lybien !

 

publié le 31/03/11

 

Avec le même discours utilisé pour justifier les interventions militaires au Kosovo et en Afghanistan, les États impérialistes s'attaquent cette fois à la Lybie. Il ne fait aucun doute que l'aide accordée, au nom de la démocratie et des droits de l'homme au peuple lybien, masque très mal les intentions de nos gouvernants.

 

Face aux soulèvements des masses populaires du monde arabe, les puissances impérialistes ont du réviser leurs stratégies pour maintenir le contrôle de la région et protéger leurs intérêts. Les dirigeant-e-s n'ont pas tout de suite compris la portée historique des mouvements révolutionnaires dans les anciennes colonies : l’État français s'est discrédité en appuyant le régime de Ben Ali jusqu'au bout, ce qui a permis aux États-Unis d'anticiper en appelant à la transition démocratique en Égypte. Pour reprendre l'avantage sur ses homologues américain-e-s, et redorer l'image d'une politique étrangère discréditée, Sarkozy a, dans un premier temps, apporté son soutien aux insurgé-e-s lybien-ne-s, lorsque ceux-ci/celles-ci semblaient se rapprocher de Tripoli. Face à un Khadafi menaçant et qui semblait reprendre l'avantage, il ne restait pas d'autre choix que d'intervenir militairement pour protéger les intérêts impérialistes dans la région, et sauver les contrats pétroliers des sociétés occidentales.

 

 

Nous devons détruire ce discours qui légitime l'intervention militaire, et montrer véritablement la logique impérialiste dans laquelle elle s'inscrit. Les États n'ont que faire des droits des peuples : jusqu'à il y a peu de temps, Khadafi servait les intérêts des impérialistes européen-ne-s, en se faisant le garde frontière de l'Union Européenne, et en participant à la traque de tou-te-s les migrant-e-s voulant rentrer en Europe.

 

Actuellement, ces mêmes humanistes se gardent bien de prendre position sur la situation politique des autres pays : le peuple syrien doit faire face à une répression féroce, aux tirs à balles réelles de l'armée de Bachar al-Assad. Celui-ci vient de limoger son gouvernement, et s'apprête à promouvoir les contre-manifestations pour se maintenir en place. Au Bahrein, même situation, la contestation sociale est violemment réprimée par les contingents militaires venus d'Arabie Saoudite.

 

Au Maroc et en Algérie, les manifestations se poursuivent, les masses populaires étant violemment réprimées également, à l'abri des caméras occidentales mais aussi sans les commentaires de nos élites politiques, se gardant bien une fois encore d'afficher leur soutien aux peuples en lutte.

 

Depuis de nombreuses années, les territoires du Maghreb et du Moyen-Orient, anciennes colonies occidentales, sont vitales pour les intérêts des impérialistes. Les révolutions politiques mais surtout sociales impulsées par les masses populaires de ces pays viennent contre-carrer les intérêts impérialistes. Ce à quoi nous assistons aujourd'hui fait partie d'un processus de réajustement des stratégies des puissances occidentales pour se maintenir dans ces régions.

 

La Fédération Syndicale Étudiante s'oppose à l'intervention militaire et aux agissements des classes dominantes pour contenir toute forme de révolution sociale, limitant ce qu'ils appellent « révolution » à des transitions politiques qu'elles espèrent favorables à leurs égards afin de maintenir leurs privilèges.

 

La FSE affirme sa solidarité avec la révolte juste et courageuse du peuple libyen contre le régime de Kadhafi, son opposition résolue à toute intervention armée qui pourrait conduire la Libye à la même situation désastreuse que l’Irak et l’Afghanistan.


Nous devons combattre toute sorte « d'union nationale ». Il est impératif que toutes les organisations progressistes, anti-impérialistes, que le peuple, les travailleur-euse-s, les étudiant-e-s, se mobilisent pour le retrait immédiat du dispositif militaire français.



Arrêt de la guerre impérialiste en Libye !

Soutien au mouvement de révolte des peuples arabes, pour la démocratie, la libération sociale, et contre la domination impérialiste !

Droit de séjour et de travail à tou-te-s les travailleurs/euses arabes fuyant la répression et la guerre !

Mise à jour le Lundi, 08 Août 2011 13:05
 
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Communiqué en soutien aux 7 inculpé-e-s du Mirail

 

 

publié le 31/03/11

 


Le matin du 31 mars 2011, la décision de justice concernant les 7 inculpé-e-s de l'Université Toulouse II le Mirail a été rendue.


-8 mois de sursis pour « coup dans les testicules »,
-6 mois de sursis pour « dégradations » et  « tentative de vol     d'électroménager »
-4 mois de sursis pour avoir cassé une porte,
-2 mois de sursis pour « vol de denrées alimentaires et de papeterie en     réunion »,
-des amendes pour plus de 3000 euros,
-une somme de plus de 21000 euros de dommages et intérêts pour     l'Université du Mirail,
-pour tou-te-s une inscription au casier judiciaire entraînant de lourdes          conséquences
Et ce sans aucune preuve matérielle tangible.

La justice nous montre une fois de plus son vrai visage: une justice au service de la classe dominante.

Pour rappel, leur procès a eu lieu le jeudi 3 février 2011, au Tribunal de Grande Instance de Toulouse. Après des convocations au commissariat, sur plainte de la présidence de l'Université Toulouse II le Mirail, sept étudiant-e-s ayant participé, parmi des milliers d'autres, au mouvement de lutte contre la LRU en 2009 ont été inculpé-e-s


Du 2 février au mois de juin 2009, un important mouvement notamment contre la loi LRU (Loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités) avait été mené par les personnels enseignant-e-s, chercheurs/euses, Biatoss et étudiant-e-s des universités de France, dont Toulouse II le Mirail. Plus de 4 mois de grève, des Assemblées Générales jusqu’à plus de 2500 personnes, de nombreuses manifestations et actions. Il s’agit d’une lutte d’ampleur au niveau étudiant de par sa longueur et sa dureté.

Pour rappel, Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, avait, au moment des faits exigé que les « responsables » du mouvement étudiant soient condamné-e-s à des peines exemplaires, cette volonté répressive s’est fait entendre à travers les propos du procureur de la République, celui-ci ayant requis des peines disproportionnées.

Ces réquisitions démontrent la volonté de l'État de faire de ce procès un exemple, et de casser toute lutte à venir. Le seul but est d’incriminer des acteurs et actrices de la lutte sociale, en s’acharnant sur les militant-e-s de classe. Cette attitude se place dans un cadre plus général de répression contre toutes celles et tous ceux qui ont lutté hier et luttent aujourd’hui. Partout l’arsenal répressif se durcit. Dans les usines, les entreprises, les quartiers populaires, les universités... Le gouvernement et le patronat affirment la même logique : la volonté de répondre aux contestations populaires par le déchaînement des forces répressives.

L’Université du Mirail, quant à elle, avait demandé des dommages et intérêts disproportionnés au regard des faits reprochés. Or, il s’est avéré que la présidence de l’Université n’avait pas l’aval du Conseil d’Administration du Mirail pour porter plainte. Et cela, alors même que la majorité des personnels de l’université avaient exprimé leur soutien aux étudiant-e-s inculpé-e-s, notamment par le vote d’une motion de soutien au Conseil des Études et de la Vie Universitaire, réclamant entre autre le retrait des plaintes. La justice a apparemment décidé d'ignorer la requête des avocats de la défense pour l'annulation de la plainte de l'Université.


La lutte à l'Université du Mirail pour l’arrêt des poursuites à l’encontre des personnes mobilisées est le combat contre une politique répressive généralisée. La répression que subissent nos camarades est une déclaration de guerre adressée à toutes et tous ceux/celles qui n’ont pas renoncé à résister. L'État et le patronat comptent sur notre isolement et notre désunion pour asseoir ses capacités d'attaque. Face à cela, il est nécessaire de réunir nos résistances et de faire vivre la solidarité. Nous ne les laisserons pas nous piétiner sans réagir, car nous ne connaissons que trop bien la logique du pouvoir : en criminaliser un-e pour en terroriser cent.

Face à cette logique, seule notre solidarité peut faire face. Ainsi, la FSE appelle toutes et tous ceux et celles (syndicats, organisations politiques, associations, individu-e-s…) qui luttent contre l’engrenage répressif à soutenir les inculpé-e-s du Mirail, ainsi que toutes les victimes de la répression, à travers un investissement dans les divers collectifs anti-répression et/ou de quelque manière que ce soit : soutiens financiers, soutiens politiques, événements médiatiques, rassemblements, actions…


Nicolas Guegan, porte  parole de la FSE (06-88-78-01-42)


Contact  : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

les chèques de soutien aux 7 inculpé-e-s du Mirail sont à adresser à :
"à l'attention du CAJ", Canal SUD - 40 rue Alfred Dumeril - 31400 TOULOUSE,
à l'odre de : AGET-FSE

Mise à jour le Dimanche, 03 Avril 2011 17:43
 


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Toujours d'actualité: À venir: mobilisation contre le projet de Loi Fioraso, réforme de l'Enseignement Supérieur. Non à une nouvelle LRU, non à destruction progressive de nos universités !

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- Nouveau site Web pour Solidaires Étudiant-e-s Grenoble, retrouvez-nous à cette adresse: solidairesetudiantsgrenoble.wordpress.com

 

Bonne visite !

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