Action Syndical des Etudiants de Grenoble

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Communiqué du 09/07/12

 

Non à la criminalisation des prostitué.e.s !



Engagé en décembre 2011 par l'Assemblée UMP, le durcissement de la législation concernant la prostitution va être repris par l' "alternance ". Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des Femmes, a confirmé ses volontés abolitionnistes, dans une interview le 23 juin, affirmant qu'elle souhaitait que la "prostitution disparaisse". Des prostitué.e.s se sont mobilisé.e.s dans toute la France pour protester. Ainsi, des manifestations ont eu lieu a Lyon, Marseille, Toulouse et Limoge.

 

Au delà des questions morales, une prohibition de la prostitution ne peut que criminaliser les prostitué.e.s, leur faire subir une répression injuste, et les mettre en danger. "Abolir" la prostitution, que ce soit en punissant les travailleurs et travailleuses sexuel.le.s ou leur clientèle, c'est pousser cette pratique à devenir plus clandestine, marginale, ce qui contribue à dégrader les conditions de travail, augmenter les risques (violences, MST, racket,...), réduire les contacts avec le "monde extérieur", et ne sert qu'à cacher la réalité.


Au lieu d'engager une véritable lutte contre l'esclavage et les réseaux mafieux de prostitution, le gouvernement fait au plus simple en réprimant sans distinction travailleur.euse.s du sexe volontaires ou victimes de l'esclavage. Au lieu de permettre aux travailleur.euse.s du sexe d'exprimer leurs problèmes et trouver un moyen d'y répondre, l'Etat les muselle, réprimant les manifestations. A l'inverse, donner des droits et la parole aux prostitué.e.s, c'est leur permettre de travailler dans des conditions dignes et sécurisées, et de repérer et lutter plus plus facilement contre les réseaux de prostitution forcées.

 

La FSE dénonce la criminalisation des travailleur.euse.s du sexe, le harcèlement policier et le fichage.

 

Elle exige l'abrogation de la loi sur la Sécurité Intérieure (LSI) qui réprime le racolage.

 

Pour ce qui est de la prostitution étudiante, la FSE exige la Garantie Sociale Etudiante, la remise d'un titre de séjour avec chaque carte d'étudiant, afin d'éviter que la prostitution ne soit la seule solution pour les étudiant.e.s les plus précarisé.e.s et l'ouverture de pôle d'accueil dans les universités (prostitution, contraception, harcèlement,...).

 
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Communiqué du 07/07/12 - Communiqué commun FSE - SUD-Étudiants

 

Le véritable visage de l'enseignement de l'art, c'est la police ! Soutien aux étudiantEs en lutte de l'école d'art d'Avignon !


« Puisque nous sommes transparents, nous ne laisserons plus entrer qui que ce soit dans cette mascarade d'école. Nous attendrons la police: elle montrera le vrai visage de l'enseignement de l'art. » Extrait d'un communiqué du syndicat SUD Étudiant ESAA, le 14 juin 2012.

 

Depuis bientôt un mois, les étudiantEs de l'école d'art d'Avignon sont en lutte. La sélection arbitraire opérée entre la licence et le second cycle, et qui a vu pas moins de quinze étudiantEs -soit près de la moitié des effectifs- refuséEs à l'entrée en master, alors même qu'ils et elles avaient obtenu leur diplôme, a décidé les étudiantEs à dénoncer les pratiques de la direction de l'école. Cette sélection répétée et inexpliquée, qui atteint ici son paroxysme, ne constitue en effet que le dernier épisode en date d'une politique de gestion toute entière orienté vers l'humiliation des étudiantEs et la casse de toute contestation interne à l'école. Les élèves de l'école, dont certainEs ont constitué une section syndicale SUD, ont mis en évidence les pratiques scandaleuses de la direction de l'école : bien loin de « l'interrogation à l'égard de la beauté du monde » revendiquée par le directeur du lieu, c'est bien le pire des pratiques managériales, du sexisme et du refus de toute contestation qui règne dans l'école.

 

Élection d'un représentant étudiant annulée, clientélisme, management par la terreur, harcèlement moral et physique, sexisme...L'école d'art d'Avignon est un concentré de ce qui peut se faire de pire en matière d'abus de pouvoir et de mépris à l'encontre des étudiantEs. Depuis que ces derniers ont commencé à dénoncer le climat au sein de l'école, les pressions s'accentuent, culminant lors d'un dépôt de plainte au commissariat à l'encontre du directeur, notamment pour les faits de harcèlement dénoncés : refus de prendre les plaintes, accusations répétées de « mythomanie », présence de policiers en civil de la DCRI, intervention du commissaire...

 

Malgré les coups portés par ceux qui tiennent à maintenir coute que coute leur rôle de petits chefs et de serviteurs d'un enseignement policier de l'art des élites, les étudiantEs tiennent bon. Ils ont déjà occupé leur école, et se refusent à abandonner la lutte tant qu'ils n'auront pas obtenu la démission du directeur, et la fin des pratiques dont il est le triste exécutant.

 


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Bonne visite !

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